Il était une fois, dans un petit village perdu dans les tristes contrées Drômoise, Matt, un batteur à paillettes qui n’avait d’yeux que pour ses mentors : Boney M et les Bee Gees.
Seul, il s’ennuyait, à battre les standards de ses idoles.
Un beau jour, à l’occasion d’une soirée disco bien trop arrosée comme à l’habitude, il prit la décision de monter sa « Disco Band » pour enflammer tous les « dance floors » de la Drôme et des contrées voisines.
Il se mit en quête de ses compagnons de route.
Le lendemain, par le plus grand des hasards, au détour de la maternelle que Matt n’avait pas encore quittée, il rencontra Loïc, plus connu sous le pseudo de « L’ancien ». Ce bassiste, à l’allure de professeur, ne jurait que par les Floyd et autres Led Zep. D’ailleurs, il disait souvent : « J’aime Les Floyd, les Floyd c’est bien, Si ! C’est marqué dans les Inrocks !! »
En ces temps difficiles, mieux valait ne pas le contredire quand il parlait de sa bible.
La section rythmique étant au complet, ils continuèrent leurs recherches…
En effet, il manquait encore à l’appel la personne qui mettrait des mots sur cette musique improbable. Et improbable fut vraiment le terme pour qualifier leur rencontre avec Antho, un étrange personnage tout droit sortie d’une « carte magic ». Il avait une affection particulière pour ses chaussures pointues et ses pédales de son qu’il enfermait minutieusement dans une grande boite d’aluminium. Reclus derrière son écran de PC, il bricolait des bruits, réparer des sons c’était d’une certaine façon, sa manière de communiquer avec le monde extérieur. Peu importe, il savait « communiquer » ce serait le chanteur du groupe.
Les premiers pas du groupe furent laborieux. Il manquait un ingrédient à la formule magique, un truc groovy, une pointe funky, quelque chose qui sentirait les pieds mais qui aurait le goût d’une Téquila Sunrise sur une plage californienne. Pour cela, nos trois compères eurent l’idée d’utiliser une machine à remonter le temps afin de trouver leur dernier compagnon. Après avoir écumé plusieurs décennies, ils finirent par s’arrêter dans les années 70. En pause dans un repaire de hippies, ils rencontrèrent Lucien, ivre, refaisant le monde avachi sur un pouf multicolore. Lucien, digne héritier du courant hendrixien, en avait tous les stigmates, la chevelure et les riffs psychédéliques. Ils réussirent à le ramener en lui proposant trois tapas et une part de pizza (Une bonne affaire…)
Le quatuor enfin réuni pouvait envisager d’enflammer tous les « dance floors » de l’univers, rien ne les détournerait de leurs passions. La route était encore longue et sinueuse, la seule certitude c’est qu’ils allaient vivre heureux et avoir beaucoup de morceaux.
12 years - 24 Votes
Bonjour,
Marion,
Au revoir,
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Antoine Dupuy (aka Ultrajove, aka Bitonio, aka Toinou, aka Jürgen) est né à Poitiers, ville d’art et d’histoire, le 4 décembre 1980.
Après un cursus scolaire complet (NES, Megadrive, Super NES, Playstation…) mais quelque peu stressant pour ses parents, le jeune et fringant Antoine Dupuy décroche haut-la-main un \"Master d’Ingénierie des Solutions Sécurité Réseau pour les Entreprises Pouvant se Payer les Services d’un Consultant\" de la Faculté de Niort et rentre dans la vie active.
Mais là n’est pas l’essentiel.
Il réside dans la découverte précoce du PC, offert comme un talisman protecteur, gage de réussite, par ses parents soulagés de le voir passer tant d’heures à travailler sur ce nouvel instrument (il deviendra rapidement brillant dans des matières comme le doomlike malheureusement peu présentes dans les programmes scolaires) , instrument sur lequel il passera de longues heures à faire ses gammes.
\"Ses gammes\", la métaphore est là.
Car peu à peu, à l’aide de cet instrument, rapidement équipé de haut-parleurs, puis d’un vieil ampli avec de vieilles baffles (\"vieux\" sert à faire plus authentique) , il entre en musique (et ses parents dans sa chambre pour lui dire de bien vouloir baisser BEAUCOUP le son s’il te plaît mon chéri) . Sans passer par la case solfège (sans doute se souvenait-il encore douloureusement des pathétiques mais, fort heureusement, brèves tentatives musicales de son aîné. Puis ce fut le clavier midi, la tab’ de mixage et d’innombrables et performants logiciels de sample, beat, etc.
Tout cela pour quoi? Pour créer une musique nourrie de diverses influences : du big beat à la house, de la techno au dub, sans oublier le trip-core clash (que l’on confond souvent avec la deep-tech analogique, on rêve!) et autres courants plus ou moins alternatifs.
Et puis il a fallu trier, rassembler, choisir dans tous ces projets pour réaliser un album définitif, le premier, le plus facile, le plus difficile.
… Alors essayez de vous plonger dans cette musique aussi variée que personnelle, fruit d’un long travail d’exploration, parfois en eaux troubles, qui frappe par sa fraicheur et sa dense (danse) simplicité.
Vous aussi mettez votre doigt dans le Noise.
18 years - 772 Votes11 Albums - 69 Titles